Bientôt viendra le temps


du 17 novembre au 12 décembre 2015

Théâtre Espace GO 

Texte : Line Knutzon
Traduction : Catherine Lise Dubost
Mise en scène : Luce Pelletier

Distribution :

Pierre-François Legendre (Hilbert)
Catherine Proulx-Lemay (Rebekka)
Daniel Parent (John)
Caroline Bouchard (Ingrid)
Ann-Catherine Choquette (Oda)
Adèle Reinhardt (Pauv’Chérie)

Conception artistique :

Assistance à la mise en scène et régie : Claire L’Heureux
Décors : Olivier Landreville
Costumes : Julie Breton
Éclairages : Mathieu Marcil
Musique : Catherine Gadouas
Maquillage : Angelo Barsetti

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« Il n’y aurait pas quelqu’un qui pourrait se souvenir de quelque chose ? »

Deux couples en pleine rupture se rencontrent pour célébrer un anniversaire. Alors que Rebekka menace de quitter Hilbert et l’accuse d’être responsable de son malheur, le couple formé par John et Ingrid est confronté par la stérilité de cette dernière. Quand débarque la fille cadette d’Hilbert et Rebekka, le temps se met soudainement à dérailler : foudroyés par des trous de mémoires, les souvenirs des uns s’entremêlent aux autres, l’idée d’une vie passée devient floue tandis que certains, devenus paranoïaques, portent le goût du sang en bouche…

Bientôt viendra le temps pose une réflexion sur le caractère corrosif du temps, sur sa futilité et sa façon insidieuse d’user les relations humaines. Héritière d’une tradition comique purement danoise, Line Knutzon se joue et se déjoue de nos clichés langagiers grâce à un travail virtuose de la langue où les jeux de mots, les calembours et l’ironie posent les inquiétants contours d’un quotidien familial à la dérive. En rendant captifs ses personnages d’un espace-temps surréaliste, l’auteure met en relief le versant sombre et tragique de la crise qui les guette.

Dans ce théâtre contemporain où le langage verbal et la rhétorique ont une place cruciale, l’absurde et ses situations grotesques deviennent le ressort dramatique principal. Déclenchant ainsi, au détour d’un rire jubilatoire, des fragments de réflexions plus philosophiques et parfois, vertigineux.

Bientôt viendra le temps, pièce acclamée de nombreuses fois par le public européen et véritable classique contemporain danois, servira de pierre de touche pour le début de ce nouveau cycle opsissien portant sur la Scandinavie. Un dialogue qui fera sans doute résonner notre nordicité commune.